2200 km après mon départ... 5 pays déjà parcourus.
31 mai 2018
2200 km après mon départ...                                                             5 pays déjà parcourus.

Voilà exactement 15 jours que j’ai quitté Genève. Depuis, 2200 kilomètres ont été parcourus sans encombre majeur.

Les trois premières étapes se sont déroulées sous une pluie battante. A se demander pourquoi je traînais un panneau solaire. Le choix d’opter pour un accumulateur conséquent fut donc judicieux. Il permet de passer une journée complète sans soleil en parcourant 200 km à allure raisonnable. Il est par conséquent nécessaire de charger le soir, une excellente excuse pour dormir dans une auberge d’ailleurs.

Quelques faits énergie pour les fans: une charge correspond à 2 kWh, soit 60 centimes au prix du courant vert, ridicule. Pour parler en langage courant, cela à équivaut à 0,1l/100km, à 30 km/h. Pour rappel, en Suisse, la vitesse moyenne d’une voiture sur l’année est de 37 km/h.

S’habituer à l’attelage n’a pas été difficile, même si sa conduite ne s’apparente à rien de connu. C’est du costaud, il faut rouler entre 25 et 40km/h pour être en zone stable. Dans les descentes des régions montagneuses des essais à plus de 70 ont été menés, à but scientifique uniquement. Avec le poids embarqué, c’est pas fait pour et faut pas perdre les pédales.

Le point le plus critique reste la navigation : comment éviter les axes fréquentés, réduire la distance et les dénivelés, rester sur une revêtement praticable ? On peut jouer avec tous les paramètres des GPS vélo que l’on veut on aura toujours des surprises. Côté accessoires, ce sont le rétroviseur et le radar qui sont le plus utiles. Ce dernier gadget m’avertit de manière fiable l’arrivée de véhicules par l’arrière, en précisant le nombre et la vitesse. Cela permet d’anticiper. Depuis qu’il fait beau, j’ai connu ces moments où l’énergie du capteur photovoltaïque suffit à mouvoir le vélo, une sorte de Graal.

Un fait auquel je n’avais pas du tout pensé est la réaction des différentes personnes croisées. Hormis les 2 coups de klaxon agressifs, un en Suisse, l’autre en Tchéquie, aucune réaction hostile. Cela va du rire moqueur à l’étonnement le plus total. Beaucoup de personnes âgées sont venus me serrer la main, surtout dans les pays de l’Est. Des voitures, après m’avoir dépassé, se sont arrêtées en bord de route pour me prendre en photo. D’autres se calent à ma vitesse, ouvre la fenêtre et me félicitent par un pousse levé.

Sinon, une journée de 200km se résume à paqueter-rouler-manger-rouler-manger-dormir.

C’est 8h sur la selle et 2h de pause. Il ne reste plus beaucoup de temps pour écrire un blog. Raison pour laquelle les étapes se sont raccourcies ces derniers jours.

L’expérience reste dans tous les cas positive. De magnifiques paysages, de fabuleuses traversées de bois et quelques rencontres marquantes. Ces dernières sont détaillées ici

Prochain épisode dans la forêt de Bialowieza.

 

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